Vers une Motion de Censure : l'USFP S'oppose au Gouvernement d'Akhannouch

Vers une Motion de Censure : l'USFP S'oppose au Gouvernement d'Akhannouch

Le Premier secrétaire du Parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) Driss Lachgar, a révélé que son parti se prépare à déposer une motion de censure contre le gouvernement actuel dirigé par le Parti du Rassemblement national des indépendants.

Lors de son intervention dans l'émission "Décryptage", Lachgar a déclaré que cette motion vise à destituer le gouvernement formé par trois partis politiques, à savoir le Parti du Rassemblement national des indépendants, le Parti de l'Authenticité et Modernité, et Le Parti de l'Istiqlal. Il a souligné que la motion de censure est l'un des mécanismes parlementaires pour superviser l'action gouvernementale, considérée comme un instrument juridique permettant de renverser le gouvernement.

Lachgar a indiqué que la décision de présenter une motion de censure à l'égard de la Chambre des représentants découle des dispositions des articles 105 et 106 de la Constitution. Il a souligné que l'opposition présentera également une motion de mise en accusation du gouvernement devant la Chambre des conseillers.

Et si l'USFP réussit effectivement à déposer une motion de censure contre le gouvernement actuel, cela constituerait un événement politique historique, notamment après les modifications apportées aux conditions régissant cette procédure. Après que la Constitution de 2011 a permis à cinq membres du Parlement (au lieu du quart selon la Constitution de 1996) de présenter une motion de censure, l'article 105 de la Constitution de 2011 stipule que la Chambre des représentants peut s'opposer à la poursuite de la responsabilité du gouvernement en votant sur une motion de censure. Cette motion ne peut être acceptée que si elle est signée par au moins un cinquième des membres composant la Chambre.

Pour rappel, la motion de censure n'a été utilisée que deux fois dans l'histoire du Maroc. La première fois en juin 1964, lorsque la motion a été déposée contre le gouvernement d’Ahmed Bahnini. La deuxième était en 1990, contre le gouvernement d’Azeddine Laraki. Aucune des motions n'a conduit à la chute des gouvernements, car les conditions légales requises par la Constitution n'étaient pas remplies, et elles n'ont pas été approuvées par la majorité absolue lors du vote.

Abdelkader El Fatouaki

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