Driss Lachgar en appelle au roi Mohammed VI, contre Benkirane
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- Maroc
La guerre est déclarée entre les deux camps politiques que compte le Maroc, gouvernement d’une part, avec ses différentes colorations, et l’opposition de l’autre, conduite essentiellement par l’USFP de Driss Lachgar, l’Istiqlal de Hamid Chabat et le PAM de Mustapha Bakkoury, ou plutôt d’Ilyas el Omary.
Les uns et les autres disent pis que pendre de leurs adversaires, et cela fait maintenant plusieurs semaines que les différents partis organisent des marches et des manifestations, mais le chef du gouvernement a sorti semble-t-il sa grosse artillerie, parlant de sa politique, de ses problèmes, de ses relations avec le roi, agissant comme s’il était en campagne électorale. Suite à la grosse manifestation du 8 mars, à Rabat, organisée avec succès par l’opposition, Benkirane a vu une menace et promet des meetings populaires tout le temps et partout au Maroc.
Cela n’a pas plu au premier secrétaire de l’USFP Driss Lachgar qui y voit une menace pour l’opposition mais aussi pour les institutions du pays ; il en appelle au roi Mohammed VI, garant de la pérennité de ces institutions et de leur bon fonctionnement. Lachgar accuse Benkirane d’agiter l’épouvantail de la crise, de terroriser les opposants, partis et syndicats, et de faire feu de tout bois pour s’imposer.
Lachgar ne semble pas s’apercevoir que Benkirane n’a jamais cessé d’être en campagne électorale, allant à la rencontre des populations depuis le lendemain de sa victoire électorale de novembre 2011. Le chef du gouvernement, ainsi qu’il l’a expliqué à Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères en visite au Maroc la semaine dernière, qui s’étonnait de le voir au mieux de sa forme dans las sondages malgré des décisions impopulaires ; « il faut toujours dire la vérité au peuple, quel qu’en soit le prix » a ainsi affirmé Benkirane à Fabius.
Ce qui inquiète encore plus l’opposition est ce dernier communiqué du ministère de l’Intérieur qui, le plus logiquement du monde, a affirmé que « toutes les conditions sont réunies pour organiser des élections transparentes ». Quoi d’inquiétant à cela ?
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