Najib Boulif passe à la vitesse supérieure sur les routes…

Najib Boulif passe à la vitesse supérieure sur les routes…

Il est ministre délégué au Transport et il vient de décider de passer (à) la vitesse supérieure, en annonçant nombre de mesures pour lutter contre les chauffards et réduire l’hécatombe sur les routes marocaines. Najib Boulif veut imposer le port de la ceinture dans les autocars et affirme que les agents de contrôle retireront les permis qui ont épuisé leur nombre de points.

Pour les permis à points dont tous les points ont été retirés (12 au total), le ministre délégué annonce que dès les prochains jours, les agents de contrôle procéderont à leur retrait, s’ils ne sont pas volontairement remis par leurs titulaires. Cela nécessite que ces agents de contrôle soient munis d’appareils électroniques pour vérifier la validité des documents. Les titulaires de permis électroniques seront avisés par un courrier qui leur sera adressé à leurs domiciles et, à cet effet, Boulif appelle ces personnes à actualiser leurs déclarations en cas de changement d’adresse.

Mais le ministre sait aussi manier la carotte, en plus du bâton… En effet, il a également annoncé les conditions dans lesquelles le nombre de points pourrait être augmenté. Ainsi, un titulaire qui se sera vu retirer des points en récupérera quatre s’il suit un stage de formation à la sécurité routière ou s’il n’a pas commis dans la dernière année une infraction où des points lui ont été retirés. De plus, pour les titulaires de permis de conduire ayant moins de huit points, ils pourront retrouver leurs douze points initiaux s’ils n’ont pas commis d’infraction durant les deux dernières années.

Les usagers pourront vérifier le nombre de leurs points restants sur une application qui sera mise en service dès le mois de janvier.

Par ailleurs, Najib Boulif a annoncé que pour les autocars qui assurent les liaisons interurbaines, le port de la ceinture deviendra obligatoire pour les passagers dès l’année 2016. Et, en outre, les contrôles techniques seront renforcés pour vérifier de l’état mécanique des véhicules sources de tant de morts sur les routes, de sorte que « les cars qui ne répondent pas aux conditions techniques ne seront plus autorisés à quitter la gare routière», a-t-il martelé.  

Najib Boulif présentait sa stratégie pour les années à venir, se fixant comme objectif la réduction du nombre de morts à 2.800 par an à l’horizon 2020, soit une baisse de 25% par rapport à aujourd’hui, et à 1.900 en 2025. Aujourd’hui, ce sont environ 3.800 personnes qui perdent la vie chaque année au Maroc, plaçant les routes marocaines parmi les plus meurtrières au monde.

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