Gros cafouillage à la session extraordinaire du Conseil de la Ville de Rabat (vidéo)

Gros cafouillage à la session extraordinaire du Conseil de la Ville de Rabat (vidéo)

Comme cela était attendu, les premières réunions des Conseils des Villes nouvellement constitués se déroulent dans des climats tendus entre les majorités et présidences PJD et leurs oppositions, généralement conduites par le PAM. Ainsi de la Ville de Rabat…

Le nouveau maire était en train de lire l’ordre du jour quand l’opposition du PAM a réagi, demandant la parole qui lui a été refusée par Mohamed Seddiki. Les élus, essentiellement PAM, ont contesté le transfert de budget du poste infrastructures à celui d’achat de voutures et de motocyclettes, pour un montant supérieur de près de 3 millions de DH.

L’un des conseillers a quitté alors sa place pour s’en aller au-devant du président du Conseil et lui retirer son micro afin qu’il se fasse mieux entendre, lui… Face à cela, les autres élus se sont tous dirigés vers le pupitre du président, créant une cacophonie que les élus municipaux marocains connaissent bien.

Interrogé par PanoraPost, Mehdi Bensaïd, conseiller et député PAM a répondu que « nous ne sommes pas contre le principe que les élus aient des véhicules pour circuler, et disposent des frais qui vont avec, mais il eût mieux valu surseoir à la décision d’achat, pour un montant de près de 3 millions de DH, pour l’année prochaine. On aurait pu également passer à la méthode leasing pour éviter la surcharge des frais de fonctionnement et d’entretien, inévitables dans quelques années. Et puis, la ville affiche un manque flagrant en matière d’infrastructures sportives et culturelle, à Takaddoum ou Hay Farah par exemple, et c’est sur cela qu’il aurait fallu insister… ». Le discours est logique, l’argumentaire aussi, mais il n’est pas partagé par le maire Mohamed Seddiki, contacté par nos soins mais, hélas, sans réponse de sa part. Il a dit au Conseil que cette session, et son ordre du jour, avaient été demandées par la wilaya… Argument irrecevable pour Mehdi Bensaïd qui explique que « même quand la wilaya intervient pour tel ou tel autre point, on peut lui faire remarquer que son idée peut être reportée, et on peut la sensibiliser sur l’urgence des infrastructures manquantes ».

Une autre solution aurait été de surseoir, donc, à cette opération de transfert et de demander des voitures au gouvernement pour un certain temps, du moins jusqu’à l’année prochaine, comme l’ont fait plusieurs administrations et ministères qui ont sollicité une assistance pour augmenter leurs parcs auto  et qui ont été satisfaits

Les élus PAM contestent également la forme de la session qui, extraordinaire, aurait pu et dû traiter d’autres questions, plus fondamentales, que celle des voitures, comme par exemple lesdites infrastructures.

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