Le début d’année sera socialement chaud… grève générale, une autre, en janvier
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- 20 décembre 2015 --
- Maroc
Les quatre centrales syndicales marocaines (UMT, UGTM, CDT, FDT) ne veulent pas lâcher, ni laisser retomber la pression sur le gouvernement. Après la marche nationale et la grève générale du mois de décembre, elles annoncent une autre grève générale pour le début de l’année 2016, et la date en sera dévoilée dans quelques jours.
Trop de grèves générales tuent la grève générale, serait-on tenté de dire… On pourrait même paraphraser l’ancien président Sarkozy quand il disait, que « désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit »… Les deux actions de décembre se sont soldées par ce qu’il faut bien appeler un échec. La marche a été peu suivie et la grève générale aussi. Mais les 4 syndicats n’en démordent pas. Il y aura bel et bien grève générale en janvier pour accentuer la pression sur le gouvernement Benkirane, et cette fois, le secteur privé aussi est impliqué.
Le patron de la CDT, Noubir Amaoui, a affirmé que « les syndicats voulaient de prime abord trouver un accord avec le gouvernement, mais ce dernier nous a ignorés et s’est comporté comme si nous n’existions pas, alors nous n’avons d’autre choix que de faire dans l’escalade ».
Les syndicats ont mis un temps à évaluer leurs actions passées. Pour la marche dont l’effectif avait été estimé à 50.000, contre les 500.000 annoncés, ils expliquent qu’ils avaient volontairement limité le nombre des marcheurs pour parer à « tout risque extérieur ». Pour la grève générale, la guerre des chiffres entre syndicats et gouvernement a fait dire à plusieurs que cette action avait échoué, mais les syndicats expliquent que les grévistes avaient trouvé une autre astuce : aller à leur bureau, signer la fiche de présence puis s’en aller manifester. Pour le gouvernement, ils n’ont pas respecté le mot d’ordre de grève, alors que pour les syndicats, ces fonctionnaires ont observé la grève. Laborieux…
Il est vrai que pour sa part, le gouvernement Benkirane, et Benkirane lui-même, semble faire peu de cas des mouvements syndicaux, persuadé qu’il est que les centrales ne sont pas représentatives et convaincu qu’il est aussi de la nécessité de faire passer cette réforme des retraites, absolument.
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