Mohammed VI démarre le projet Noor I à Ouarzazate

Mohammed VI démarre le projet Noor I à Ouarzazate

Et finalement, après plusieurs reports, la centrale Noor I d’Ouarzazate a été inaugurée ce jeudi 4 février par le roi Mohammed VI qui a lancé la production à 16 heures. Une inauguration en  grande pompe. Le gouvernement, les corps constitués, plusieurs personnalités étrangères de renom étaient là pour assister à la mise en marche de ce qui est considéré comme la plus grande centrale solaire du monde. A 10 mois de la COP22 qui doit se tenir sous nos cieux, le Maroc fait, et voit, grand.

Une centrale de la démesure

Noor I s’étend sur 450 hectares et consiste en 500 plaques réfléchissantes incurvées sur 800 rangées. Gérée par l’agence Masen, dirigée par Mustapha Bakkoury (ancien SG du PAM et actuel président de la Région Casablanca-Settat), la centrale a été construite en 30 mois, employant 2.000 personnes dont 85% de Marocains.

La réalisation de la Centrale Noor I, la plus grande centrale mono-turbine au monde à ce jour avec une capacité de production de 160 MW, est une étape importante dans la mise en œuvre des grands projets d'énergies renouvelables, en ligne avec l'objectif de porter la part des sources renouvelables dans le mix électrique national de 42 % en 2020 à 52 % en 2030.

Ce sont donc quatre centrales, dont trois thermo-solaires et une photovoltaïque qui seront opérationnelles à l’avenir dans  ce complexe gigantesque  réputé être  le plus grand au monde. La capacité de production d’électricité dépassera  500 MW. La centrale prévoit de fournir de l’énergie à 1,1 million de Marocains à l’horizon 2018. Ce complexe devrait réduire la dépendance du pays au pétrole de 2,5 millions de tonnes et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 760.000 tonnes par an.

Le projet est salué par la banque mondiale, dont  la directrice pour la région Maghreb Francoise Marie-Nelly  a expliqué que « grâce à cette centrale, le Maroc ouvre la voie à une croissance plus verte et développe une technologie de pointe. Les retours sur investissements seront importants pour le pays et ses habitants en renforçant la sécurité énergétique, en créant un environnement plus propre et en encourageant de nouvelles industries et la création d’emplois ».

Comment Noor I a été financée                                                     

Le complexe aura coûté la bagatelle de 2,1 milliards d’euros, un investissement qui a pu être financé au moyen d’un large partenariat public-privé entre la Banque africaine de développement (200 millions d’euros), la banque mondiale, le fonds d’investissement climatique (327 millions d’euros), la banque européenne d’investissement, l’agence allemande de développement et sa correspondante française, en plus, bien évidemment, de Masen et des partenaires privés marocains et étrangers.

 

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