Le maire de Rabat répond aux accusations sur son « incapacité mentale » et accuse à son tour
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- 28 février 2016 --
- Maroc
Cela fait plusieurs jours qu’une rumeur circule autour de la santé mentale du maire de Rabat Mohamed Sadiki, qui aurait produit un certificat d’incapacité mentale pour quitter la Redal où il travaillait. Le premier édile de la capitale vient de sortir de son mutisme pour apporter des éclaircissements, et porter des accusations.
Dans un entretien enregistré avec les journalistes du site du PJD, Mohamed Sadiki explique que ses données personnelles ne peuvent avoir été dévoilées – à savoir son numéro de compte bancaire et le montant de sa pension de retraite – que par trois organismes, la Redal, le service permanent de contrôle de la gestion déléguée et la Caisse commune de retraite, CCR. Mais Sadiki pointe avec prudence son doigt accusateur vers le service de contrôle, partant du principe du « à qui profite le crime ? ». Pour le maire de Rabat, le fait d’avoir pensé à changer le responsable de ce service montre que les indiscrétions sur ses données personnelles pourraient avoir été divulguées par ceux qui penseraient être lésés par la décision de changement.
Concernant le fameux certificat, Sadiki dément catégoriquement qu’il puisse exister, car « je n’ai jamais mis les pieds dans un cabinet de psychiatrie ». Il faut donc selon lui voir ce certificat et le nom du médecin concerné pour pouvoir porter plainte contre quelqu’un d’identifié. « Ce certificat est fabriqué de toutes pièces, et je demande à le voir. Les gens qui en ont eu connaissance n’ont vu que le corps du certificat, mais ni l’en-tête ni la signature ».
Le maire de Rabat attend donc d’avoir plus d’informations sur cette affaire avant de saisir la justice. Mais cela n’explique pas pourquoi il n’a pas esté contre Aziz Benazzouz, le député-conseiller PAM du Conseil de la ville de Rabat qui a fait publiquement état de ce certificat d’incapacité, affirmant même que « le maire a effectivement fait montre d’incapacité dans la gestion d’une session du Conseil ».
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