Une arme biologique fortement létale devait être massivement utilisée par le « commando » arrêté par le BCIJ

Une arme biologique fortement létale devait être massivement utilisée par le « commando » arrêté par le BCIJ

Voici deux semaines, le Bureau central d’investigations judiciaires avait mis hors d’état de nuire une cellule terroriste relevant du groupe terroriste « Etat islamique ». 10 individus arrêtés, dont un mineur et un ressortissant français, un véritable arsenal, et des produits chimiques et biologiques. Le BCIJ a analysé ces produits et ce qu’il a trouvé est effrayant.

Les produits biologiques ainsi trouvés en possession de cette cellule, soumis aux analyses laborantines, sont des substances fortement létales, reconnues comme telles par les organismes internationaux spécialisés dans les armes NBC (nucléaire, biologique, chimique).

Le BCIJ ne révèle pas le nom  ni la nature de cette substance, mais précise qu’une petite quantité inhalée ou ingérée par un individu cause des dégâts irrémédiables dans son système nerveux, conduisant à sa mort immédiate. De plus, ce produit, répandu par voie hydrique ou aérienne,  présenterait une grande létalité à une échelle massive, en plus des dommages causés à l’environnement.

Le BCIJ précise en outre que cette substance a été acquise, préparée et développée par les individus arrêtés, que le préfet Abdelhak Khiame avait présentés comme étant un véritable commando. L’objectif était d’utiliser massivement cette arme biologique, dévoilant ainsi de nouvelles méthodes arrêtées par les terroristes du groupe Daech.

Lors de son passage à l'émission "Moubacharatane maâkoume", diffusée sur 2M le 24 féveier, Abdelhak Khiame et ses co-invités sur le plateau avait brossé un tableau sombre du circuit d'acheminement des armes vers le Maroc. L'arsenal saisi était arrivé de Libye et était entré au Maroc par ses frontières est. Sachant que le mur de sécurité au Sahara protège hermétiquement le flanc sud-est du Maroc, tout porte à croire que les armes sont entrées via le territoire algérien.

Or, les armes NBC sont connues pour ne pas être transportables sur de grandes distances en raison de leur instabilité. Doit-on en conclure qu'elles ont été réunies et préparées sur le territoire voisin, à Tindouf par exemple où sont installés les camps du Polisario contre lesquels Khima a tiré la sonnette d'alarme, les indiquant comme un repaire potentiel de terroristes ? Doit-on dresser un parallèle entre cette perspective et les menaces de reprise des armes par la direction du Polisario ? Les enquêtes à venir apporteront leurs réponses et la communauté internationale devrait s'intéresser de plus près à cette région du monde, au-delà du litige entre Alger et Rabat.

 

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