Médias : Quand « Le Monde » irrite autorités et médias marocains

Médias : Quand « Le Monde » irrite autorités et médias marocains

La couverture médiatique du Maroc par les médias français commence à déranger au sein même de la presse du royaume.

Si les autorités ne cachent plus leur agacement de la couverture médiatique française, marquée par des articles sur les droits de l’homme ou la restriction de la liberté de la presse, cette couverture commence à irriter dans le pays.

D’après l’Agence Ecofin, Rabat a fait part de son agacement à l’ambassadrice de France, Hélène Le Gal. Les autorités ont notamment évoqué le récent article du Monde où le média fait savoir que la liberté de la presse vit des « heures sombres » au Maroc.

La semaine dernière, le journal français « Le Monde » a consacré deux articles à la situation de la liberté de la presse au Maroc, mettant en lumière les cas des journalistes Omar Radi et Soulaiman Raissouni, et menant une interview dans le même esprit avec l'historienne Maati Monjib, récemment libéré provisoirement.

Dans cette vague de colère le journal Barlamane n’y est pas allé par le dos de la cuillère et a simplement appelé au boycott du journal français. Le journal a-t-il dévoilé le «complot» du «Monde» dans son article intitulé «Pourquoi boycotter le journal français Le Monde?

C'est ainsi que le journal numérique «Barlamane.com» a dévoilé le «complot» du «Monde» dans un article intitulé «Pourquoi boycotter le journal français Le Monde? 

L'auteur de l'article de Barlamane a indiqué que Le Monde «vend de graves accusations basées sur un entretien avec Maati Monjib, poursuivi pour évasion fiscale, détournement de fonds et blanchiment d'argent à l'étranger au profit d'un centre d'enquête qu'il dirige. Frédéric Bobin, journaliste français et auteur de l'article du Monde, n'a pas jugé opportun d'interroger l'autre partie, en l'occurrence les autorités marocaines, pour faire preuve de neutralité, comme l'exige l'éthique de la profession.

En effet, l'article de Barlamane souligne que le journaliste français aurait dû interroger Monjib « sur l'évasion fiscale, ses huit comptes bancaires, les cinq de sa femme et les cinq de sa sœur, et son enrichissement soudain et spectaculaire », se demandant si c'est de l'incompétence ou des consignes? Pour une presse qui tente de donner des leçons à la presse marocaine.

 Mettant en parallèle des affaires similaires, mais de pays différents, Barlamane s'interroge sur le double critère retenu par ce journal français pour aborder des questions similaires, donnant l'exemple des scandales sexuels en France dont les protagonistes étaient des journalistes (Patrick Poivre d'Arvor, Pierre Ménès, le français Olivier Duhamel) et sur la façon d'agir du Monde, qui n'a pas été exactement la même quand il s'agit de parler du Maroc. Alors pourquoi un double standard? Les victimes françaises sont-elles meilleures que les marocains? Pas! La femme marocaine vaut autant que la française, la malienne, la guatémaltèque, etc ... affirme le journal.

Mouhamet Ndiongue

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