Le dialogue social relève d’un choix politique clair (Akhannouch)

Le dialogue social relève d’un choix politique clair (Akhannouch)

 Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé vendredi à Rabat, que l’Exécutif n’a jamais abordé le dialogue social en tant que simple engagement conjoncturel, mais comme un choix politique clair.

Considérant que le soutien du pouvoir d’achat, la protection de la dignité des travailleurs et l’amélioration des revenus sont des leviers du processus d’édification de l’État social, le gouvernement a tenu à transformer le dialogue social en résultats concrets, dont l’impact est ressenti par le fonctionnaire, le salarié et la famille marocaine via leur revenu mensuel et leur capacité à faire face aux charges de la vie, a souligné M. Akhannouch lors du round du dialogue social au titre de la Session d’avril 2026.

Conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le gouvernement a fait le choix de réhabiliter le dialogue social en passant d’une logique d’occasions ponctuelles et de gestion de crises à un dialogue institutionnel régulier, adossé à des échéances, mécanismes et engagements clairs, a-t-il précisé.

M. Akhannouch a également rappelé que l’accord du 30 avril 2022 a marqué un tournant majeur dans la relance du dialogue social, “qui n’est plus une simple déclaration d’intention, en ce sens qu’il traduit des mesures pratiques et directes, ciblant le quotidien de la classe ouvrière”, notant que dans le secteur public, le salaire minimum net a été porté à 3.500 dirhams, puis à 4.500 dirhams, avec la suppression de l’échelle 7, la revue à la hausse du quota de promotion à 36 % et l’amélioration des allocations familiales.

Dans le même esprit, une série de mesures ont été prises en faveur du secteur privé, avec une augmentation de 20 % du SMIG dans les secteurs industriel, commercial et des professions libérales, et de 25 % dans le secteur agricole (SMAG), afin d’améliorer les conditions de travail, a-t-il ajouté.

Parallèlement, le gouvernement a pris une décision à caractère humain en abaissant le seuil requis pour bénéficier de la pension de retraite de 3.240 à seulement 1.320 jours de cotisation, tout en augmentant la pension de vieillesse de 5 % avec effet rétroactif, en vue de garantir la dignité de milliers de salariés, a poursuivi M. Akhannouch.

Il a, en outre, relevé qu’après cette étape fondatrice, le dialogue social est entré dans une seconde phase plus profonde, axée principalement sur l’élargissement de l’impact social et financier des mesures prises, précisant que l’accord du 29 avril 2024 a confirmé une nouvelle fois la détermination du gouvernement à agir pour honorer ses engagements.

En vertu de cet accord, une augmentation générale nette de 1.000 dirhams a été approuvée au profit des fonctionnaires et agents de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui n’avaient pas bénéficié de révisions précédentes, a-t-il expliqué.

Il a par ailleurs relevé que la réforme de l’impôt sur le revenu (IR), concrétisée par la loi de finances 2025, figure parmi les chantiers prioritaires où le gouvernement a pris des décisions audacieuses en faveur du pouvoir d’achat, notant que cette réforme revêt une importance capitale, en ce sens qu’elle a permis de relever le seuil d’exonération fiscale de 30.000 dirhams à 40.000 dirhams par an, ce qui signifie que les salaires mensuels inférieurs à 6.000 dirhams sont désormais exonérés d’IR.

Outre le dialogue central, le gouvernement a veillé à poursuivre les dialogues sectoriels, marqués par des progrès importants notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, a-t-il insisté.

Par ailleurs, il a relevé que l’Exécutif, conformément à ses engagements relatifs aux augmentations salariales et afin d’en garantir la mise en œuvre effective, a mobilisé d’importantes ressources financières qui devront s’élever à environ 46 milliards de dirhams à l’horizon 2026, précisant que le nombre de bénéficiaires de l’amélioration des revenus depuis le lancement des sessions de dialogue social s’établit à 4,25 millions de citoyens, dont 1,25 million de fonctionnaires du secteur public et 3 millions de salariés du secteur privé.

Et de poursuivre que le gouvernement a jeté les jalons d’une politique sociale et économique durable qui dépasse le cadre de ce mandat gouvernemental, ajoutant que les mesures concrètes prises pour limiter la hausse des prix, soutenir les professionnels du transport et alléger les factures d’électricité, ne constituaient en aucun cas des solutions palliatives, mais une véritable protection pour les entreprises et les citoyens, le soutien au transport routier ayant atteint une enveloppe budgétaire estimée à 8,63 milliards de dirhams, répartie en 16 tranches entre mars 2022 et mai 2024.

D’autre part, il a indiqué que le programme Royal d’aide sociale directe est devenu un pilier de renforcement du pouvoir d’achat des familles les plus vulnérables, soulignant que le montant total des aides versées depuis le 28 décembre 2023 a atteint 52 milliards de dirhams, au profit de plus de 3,9 millions de familles totalisant plus de 12 millions de personnes.

M. Akhannouch a souligné que le dialogue social a également contribué à l’amélioration des revenus des salariés et des employés du secteur privé, estimant que ce dispositif intégré a permis de préserver le pouvoir d’achat des Marocains et d’alléger la pression sur les coûts de production, ce qui a permis au Royaume de préserver la stabilité macroéconomique et les grands équilibres, qui constituent la seule garantie pour continuer à construire l’État social sur des bases saines.

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