Le Mali suspendu des institutions de la Cédéao

Le Mali suspendu des institutions de la Cédéao

Une dizaine de chefs d'État ouest-africains, réunis lors d'un sommet régional extraordinaire, ont décidé, dimanche, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens et appellent à la nomination immédiate d'un Premier ministre issu de la société civile. 

Les chefs d'État et de gouvernement de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), réunis lors d'un sommet régional extraordianire au Ghana, ont décidé, dimanche 30 mai, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse à un double coup d'État militaire, qu'ils ont condamné tout en se gardant d'autres sanctions.

Les présidents des 15 pays de la Cédéao "condamnent fermement le récent coup d'État" et, "après de longues discussions (...) décident de suspendre le Mali ", indique le communiqué final de ce sommet à Accra.

La Cour constitutionnelle a déclaré vendredi le colonel Assimi Goïta président de transition, parachevant le coup de force déclenché le 24 mai contre ceux qui se trouvaient entre lui et la direction de ce pays pris dans une tourmente aux multiples dimensions sécuritaire, économique et politique, depuis le déclenchement de rébellions indépendantistes et djihadistes en 2012 dans le Nord.

Depuis, les violences se sont étendues au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins. Une attaque imputée à des djihadistes par un responsable sécuritaire dans le sud près des frontières ivoirienne et guinéenne a fait cinq morts dimanche et conforté la crainte d’une contamination de zones relativement épargnées. Comme les autres partenaires du Mali, la Cedeao a exprimé ses « profondes préoccupations » devant les récents soubresauts politiques dans un tel contexte.

 

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