Pegasus: Des sénateurs français dénoncent une campagne visant à déstabiliser le Maroc
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- 23 juillet 2021 - 16:00 --
- Maroc
Le Maroc fait l'objet de "campagnes de presse de diffamation" visant à "le déstabiliser". La déclaration a été faite par le sénateur français Christian Cambon, qui est le président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français, en réponse aux allégations accusant le Maroc d'avoir infiltré les téléphones de personnalités publiques marocaines et étrangères, via des logiciels espions.
Dans une déclaration à plusieurs médias à l'issue d'une rencontre avec Chakib Benmoussa, l'ambassadeur du Maroc à Paris Christian Cambon, par ailleurs président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des armées du Sénat, a réitéré la « solidarité » de la France-Maroc groupe d'amitié, à la fois le Royaume, a-t-il dit, est "l'objet évidemment d'une attention particulière, de campagnes de presse et de dénigrement avec des accusations très graves".
"Mais quand des accusations sont portées, il faut produire des preuves", a-t-il dit, expliquant que "jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont que des histoires qui s'éternisent régulièrement".
« Nous sommes dans l'absurde. Nous pouvons voir que ces accusations ne sont que des montages, et donc nous n'avons aucune preuve, et jusqu'à présent nous n'en avions jamais eu », a-t-il soutenu.
Christian Cambon a également dénoncé « des insinuations et des généralisations », une manœuvre ourdie par certaines parties qui tentent depuis longtemps de rapprocher les adversaires du Maroc. "Mais heureusement, le Maroc a des amis", a-t-il déclaré.
Le groupe d'amitié France-Maroc est d'ailleurs « là pour témoigner de cette amitié, pour dire que nous sommes [aux côtés] [du Maroc]. Nous voulons évidemment que toutes ces affaires se terminent », a-t-il souligné.
Christian Cambon a insisté sur le fait que les instigateurs de ces campagnes médiatiques cherchent avant tout « à ternir l'image du Maroc », car « le succès du Royaume par rapport aux autres voisins déclenche des jalousies ».
Le sénateur français a en outre déclaré que "la décision américaine sur la souveraineté du Maroc sur son Sahara crée évidemment des tensions et le Royaume embarrasse beaucoup de gens". A cet égard, il a dénoncé ce qu'il a appelé "un harcèlement très ciblé" de certains médias français envers le Maroc.
Il a critiqué l'attitude sélective de ces médias, certains pays voisins du Maroc ne faisant l'objet d'aucune critique, ni en matière de droits, ni en matière de développement économique.
"Je pense que c'est une forme de jalousie envers le Maroc et je trouve cela triste, car dans le monde difficile et compliqué dans lequel nous vivons (...) on voit des tentatives de déstabilisation partout", a-t-il déclaré. "Avec le Maroc, nous avons un pays qui agit de manière très différente, un pays de tolérance, qui travaille pour la paix comme il l'a montré dans ses initiatives pour la Libye, notamment."
Christian Cambon a également dénoncé une « sorte d'hostilité » envers le Royaume, manifestée par « certains intellectuels, qui prennent le Maroc comme cible de critiques », et a qualifié ce dénigrement de « déraisonnable », et « ne correspondant pas à la réalité ».
« Je pense que c'est parfaitement orchestré, ce qui me fait dire que si j'additionne les tensions avec l'Allemagne, avec l'Espagne, [et] maintenant cette affaire d'écoutes téléphoniques, les différents éléments nous portent à croire que des gens agissent pour déstabiliser le pays, », a-t-il dit, ajoutant : « ceux qui accusent le Maroc, qu'ils apportent les preuves car il est trop facile de faire des affirmations sans donner aucune preuve.
Malgré cette campagne médiatique acharnée contre le Maroc et ces graves accusations portées par certains médias en France, « nous célébrerons le 22e anniversaire de la Fête du Trône (marocain) avec satisfaction, amitié et respect », a déclaré le sénateur français.
Constatant que le Maroc et la France font face à de nombreux défis, notamment sur les plans environnemental et sécuritaire qui sont « plus importants », Christian Cambon a rendu hommage à l'action du Maroc, affirmant que par sa présence au Sahara, le Royaume assure sa propre sécurité, mais aussi celui de l'Europe.
« Le Maroc est un partenaire stratégique, et nous sommes reconnaissants que l'action, sous la houlette de Sa Majesté le Roi, nous amène au Sahel, où la France est très engagée et tente de lutter contre le terrorisme et le djihadisme qui ont fait tant de dégâts. Nous apprécions profondément le soutien très efficace que le Maroc nous apporte », a-t-il déclaré.
De son côté, la sénatrice Catherine Morin-Desailly, vice-présidente du groupe d'amitié France-Maroc, et présidente de la commission de la culture et de la communication au Sénat, a souligné qu'Internet était devenu un « nouveau champ d'affrontement mondial où sombre forces armées, des pays qui ne veulent pas du bien aux relations d'excellence entre le Maroc et la France peuvent s'immiscer pour véhiculer des accusations.
"Il faut être extrêmement méfiant à l'égard de la manipulation des forces extérieures", a-t-elle averti.
De son côté, Catherine Dumas, sénatrice de Paris, et vice-présidente de ce groupe d'amitié, a souligné que cette instance sénatoriale tenait un "rôle très important pour faire passer des messages aux Français en expliquant qu'il y a de la désinformation qui circule". "Là-bas, nous avons un rôle très actif", a-t-elle déclaré, renouvelant la "solidarité" et "l'amitié" du groupe avec le Maroc, et soulignant la nécessité de travailler "pour que cette désinformation ait le moins d'impact possible".
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