Elections: Quel gouvernement en attendant la demande sociale ?

Elections: Quel gouvernement en attendant la demande sociale ?

Depuis que le ministre de l'intérieur a annoncé, jeudi, les résultats définitifs des élections législatifs donnant au parti du RNI, premier avec 102 sièges, suivi du PAM avec 86 sièges, de l'istiqlal avec 81 sièges, de l’USFP 35 sièges, du MP 29 sièges, du PPS avec 21 sièges, de l’UC avec 18 sièges, du PJD avec13 sièges, du MDS 5 sièges de la FFD 3 sièges de la FDG et du PSU avec chacun 1 siège.

Au vu de ces résultats, la nature de la formation du gouvernement que va certainement diriger le RNI fait débat notamment sur sa composition.

Comme d’habitude le parti vainqueur des joutes organisera les consultations avec tous les secrétaires généraux des partis politiques qui étaient représentés au parlement après l'annonce des résultats définitifs des élections législatives, immédiatement après la nomination par le roi d'un premier ministre. Selon l'article 47 de la constitution, le RNI devrait s’atteler à cette tâche.

Aujourd’hui, tous les observateurs s'attendent à ce que le roi nomme Aziz Akhannouch comme premier ministre, car il est d'usage que le roi nomme le secrétaire général du parti vainqueur comme premier et donc charger de former le gouvernement.

Sur la nature des partis que le gouvernement pourrait former, Akhannouch a exprimé la disposition de son parti à travailler avec tous les partis avec qui il partage les mêmes visions, principes et programmes. Lors de sa conférence après la proclamation des résultats jeudi au siège central du RNI à Rabat, il a déclaré que « le parti est prêt à travailler, avec confiance et responsabilité avec les partis pour relever ensemble les défis, sous la direction de sa Majesté le roi Mohammed VI. »

Le discours d'Akhannouch, s'inscrit dans le cadre du protocole politique que les secrétaires généraux des partis avaient l'habitude de faire lorsqu'ils devaient diriger un gouvernement.

Pour l’heure c'est les tractations pour le futur gouvernement qui aura comme premier travail la gestion de la crise du Covid-19 qui a relégué au second plan d’autres questions urgentes et capitales comme l’emploi, la santé, l’éducation et surtout la mise en œuvre du nouveau modèle de développement. L’envergure internationale du Maroc dans le domaine de la géopolitique, mise à part l’Algérie, est aussi un des lourds chantiers à gérer.

Mouhamet Ndiongue

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