Maroc: le CNDH pour l'abolition de la peine de mort

Maroc: le CNDH pour l'abolition de la peine de mort

Le Conseil national des droits de l'homme au Maroc (CNDH) (gouvernemental) a déclaré, jeudi, que la peine de mort est incompatible avec l'exigence constitutionnelle claire.

Lors d’une conférence organisée par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH)à l’occasion de la 19e Journée mondiale contre la peine de mort, Amina Bouayach a souligné que le Maroc devrait l’abolir parce qu’elle est en contradiction avec certaines dispositions prévues dans la Constitution, et particulièrement l’article 20. Ce dernier prévoit, en effet, que « le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit ». Le 6 mai, le conseil a affirmé que le nombre de personnes condamnées à mort dans le pays avait atteint 74, dont deux femmes.

Bien que les lois marocaines contiennent des dispositions relatives à la peine de mort, cette peine n'a pas été appliquée depuis 1993.

« La peine de mort a-t-elle réduit les crimes graves ? La réponse est non », a déclaré Bouayach.

En novembre 2017, le Maroc s'est abstenu de voter sur un projet de résolution de la « Troisième Commission » de l'Assemblée générale des Nations Unies, appelant les pays du monde à abolir la peine de mort.

Ce comité s'occupe d'un éventail de questions sociales, humanitaires et de droits humains qui touchent les peuples, partout dans le monde.

Néanmoins, au sein du CNDH, on reste convaincu qu’il faut également une mobilisation et une vision claire pour lutter contre les préjugés, car la peine de mort n’est pas forcément une solution, et que tous les crimes qui peuvent être commis peuvent être résolus différemment.

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