Le Congrès américain met à l’honneur le partenariat stratégique Maroc–États-Unis
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- 08 janvier 2026 - 08:00 --
- Maroc
Paré des couleurs du Royaume, le Congrès américain a célébré, mardi soir à Washington, le partenariat stratégique unissant le Maroc et les États-Unis, une relation d’exception enracinée dans la plus ancienne et la plus dense des alliances diplomatiques nouées par la première puissance mondiale.
Le temps d’une soirée de gala, le Capitole, sanctuaire de la démocratie américaine, haut lieu de la mémoire politique nationale et creuset des grandes orientations diplomatiques mondiales, s’est mis à l’heure marocaine, rendant un hommage rare à un partenaire étranger. C’est dans la prestigieuse Kennedy Caucus Room que s’est rassemblé le gotha politique de la capitale fédérale pour célébrer une relation bilatérale érigée en modèle de coopération durable et structurée.
Organisée dans le cadre de l’initiative "Project Legacy Morocco", la cérémonie a réuni plus de 200 invités, parmi lesquels figuraient sénateurs et membres du Congrès, hauts responsables militaires, diplomates, ainsi qu’une importante représentation de la communauté marocaine établie aux États-Unis.
Cette participation de très haut niveau illustre l’estime transpartisane dont jouit le Royaume du Maroc auprès des cercles décisionnels américains et témoigne de la solidité d’un partenariat stratégique fondé sur une vision partagée, un engagement constant et une convergence d’intérêts durable. À cette occasion, plusieurs sénateurs et congressmen, républicains comme démocrates, ont salué l’amitié séculaire liant Rabat et Washington, rappelant que le Maroc fut, en 1777, la première nation au monde à reconnaître l’indépendance des États-Unis.
Le sénateur républicain Tim Sheehy a ainsi souligné que, à une époque où la jeune République américaine cherchait à s’affirmer sur la scène internationale, le Royaume du Maroc figurait parmi les rares États à lui accorder reconnaissance et soutien.
Face aux défis contemporains, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de nouvelles menaces sécuritaires, il a plaidé pour un investissement accru dans les alliances stratégiques éprouvées par l’histoire.
De son côté, le sénateur démocrate Tim Kaine a insisté sur la portée stratégique de l’axe Rabat–Washington, estimant qu’à l’heure où les États-Unis s’apprêtent à célébrer le 250ᵉ anniversaire de leur indépendance, il est tout aussi significatif d’honorer leur plus ancien partenaire diplomatique. Une relation, a-t-il assuré, appelée à gagner encore en importance.
Le congressman Jimmy Panetta a, quant à lui, rappelé que près de deux siècles et demi plus tard, le Maroc demeure l’un des alliés les plus constants des États-Unis, avec lesquels il entretient des relations de grande qualité sur les plans diplomatique, militaire et économique.
Il a également mis en exergue le fait que le Royaume demeure à ce jour le seul pays africain lié aux États-Unis par un accord de libre-échange. Prenant la parole, l’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, a souligné que grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il est aujourd’hui possible de célébrer à la fois les acquis d’un partenariat stratégique solidement ancré dans l’histoire et les perspectives ambitieuses d’une relation fondée sur la confiance et l’amitié. « Deux cent cinquante années de relations diplomatiques ne relèvent pas du hasard », a-t-il affirmé, rappelant qu’elles sont le fruit d’un engagement constant, d’une loyauté réciproque et d’un sens profond du respect mutuel.
Le partenariat avec les États-Unis, a-t-il ajouté, s’inscrit dans le prolongement naturel d’un choix stratégique porté par le Souverain et par ses illustres prédécesseurs, de feu SM le Roi Hassan II à Sidi Mohammed Ben Abdallah, père fondateur de cette relation singulière.
L’ambassadeur a également mis en avant le caractère exceptionnel d’une alliance ayant su transcender l’éloignement géographique pour donner naissance à une coopération exemplaire, illustrée notamment par l’accord de libre-échange et par l’organisation du plus vaste exercice militaire conjoint jamais conduit sur le continent africain.
Loin d’être le fruit du hasard, cette relation relève, selon M. Amrani, d’une diplomatie d’action et de conviction, traduisant une imbrication inédite des visions stratégiques des deux rives de l’Atlantique.
Une convergence qui a permis d’atteindre des niveaux avancés de compréhension sur des dossiers structurants, à l’instar de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. « Nos deux pays se connaissent profondément, se comprennent pleinement et se soutiennent durablement », a-t-il déclaré, soulignant un dialogue affranchi des contingences conjoncturelles et des intérêts étroits.
Fortes d’un socle commun de valeurs, d’acquis et d’ambitions partagées, Rabat et Washington s’inscrivent ainsi dans une dynamique ascendante de coopération, laissant entrevoir un avenir partenarial sans plafond, dont les 250 années écoulées ne constituent que les prémices.
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