Banque mondiale : le Maroc s’impose dans les chaînes de valeur industrielles
Le Maroc figure parmi les économies africaines les plus intégrées aux chaînes de valeur industrielles, notamment dans les secteurs des composants automobiles et aéronautiques, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale (BM) consacré à l’intégration économique du continent.
Intitulé « Integrating Africa: From Threads to Hubs », le rapport de la BM indique que, sur la période 2015-2019, le Maroc a généré en moyenne 496 millions de dollars d’exportations dans le cadre des chaînes de valeur régionales.
Dans le secteur des produits chimiques transformés, qui constitue l’une des filières régionales les plus actives avec 2,7 milliards de dollars de flux liés notamment aux plastiques, aux engrais et aux produits chimiques, le Maroc est cité comme l’un des principaux moteurs de cette dynamique.
Au-delà de ces échanges, le rapport s’intéresse également à la participation en amont aux chaînes de valeur mondiales, qui correspond à l’importation de biens intermédiaires destinés à être transformés ou assemblés localement.
Dans ce domaine, le taux de participation du Maroc dépasse 10% des exportations brutes dans certains secteurs, faisant du Royaume l’une des quelques exceptions à franchir ce seuil.
Cette intégration industrielle s’accompagne par ailleurs d’une diversification des activités. Le Maroc s’est ainsi « taillé une place » dans l’électronique, les produits pharmaceutiques et les systèmes de câblage automobile, exportant souvent vers ses voisins régionaux en Europe, relève le document.
Dans cette dynamique, le Maroc dispose déjà de chaînes de valeur régionales dans des secteurs de complexité moyenne tels que la chimie, l’électronique et les composants automobiles, selon la BM.
Le rapport souligne aussi l’entrée du Maroc dans les secteurs des composants aérospatiaux et des systèmes de câblage automobile, en tirant parti de sa proximité avec les marchés européens et des réseaux de fournisseurs.
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