Législatives 2026 : l’avenir du monde rural au cœur de la compétition électorale
Les Législatives de 2026 s’annoncent comme un rendez-vous électoral déterminant dans la vie politique au Maroc et une étape décisive pour l’ensemble des citoyens afin d’élire leurs représentants qui seront appelés à relever plusieurs défis socio-économiques pressants.
Parmi les enjeux de cette compétition électorale figure la question du développement du monde rural qui est omniprésente dans les discours des différents partis politiques, de plus en plus sensibles aux besoins des populations rurales.
Santé, éducation, électrification, accès à l’eau, infrastructures et développement agricole sont autant de questions qui font partie des principales préoccupations des populations rurales, notamment dans la région de Drâa-Tafilalet, dont les attentes demeurent très grandes.
Après les avancées majeures réalisées ces dernières années en matière de développement de leurs territoires, ces populations placent la barre encore plus haute pour les candidats qui aspirent à les représenter au sein de l’institution législative.
Dans plusieurs territoires relevant du monde rural de la région, les attentes des citoyens portent toujours sur le renforcement des infrastructures sanitaires et éducatives, eu égard à leur impact direct sur leur quotidien.
Ils s’attendent également à la poursuite du désenclavement de leurs communes et du renforcement de l’infrastructure routière, à même de réunir les conditions nécessaires au développement économique des zones rurales, à la promotion d’une croissance durable et inclusive et à l’épanouissement des populations locales, notamment les femmes et les jeunes.
Dans une déclaration à la MAP, Zineb Ait El Haj, actrice associative dans la province de Ouarzazate, a estimé que les communes rurales nécessitent davantage d’efforts en matière de désenclavement, en particulier dans les zones montagneuses où les intempéries et les conditions météorologiques compliquent les déplacements des citoyens et rendent difficiles l'accès aux différents services de base.
Elle a, dans ce sens, souligné l'importance de promouvoir les activités génératrices de revenus dans ces zones où les opportunités économiques sont limitées et de soutenir davantage les activités agricoles et leur résilience face aux effets des changements climatiques et de la sécheresse.
Pour Zineb, une jeune active dans le secteur des coopératives, la classe politique est aussi appelée à accorder davantage d’importance au développement de l'économie sociale et solidaire qui offre à une large frange des habitants du monde rural des opportunités pour améliorer leur situation financière et sociale.
De l’avis de nombre d’observateurs, le principal défi pour la classe politique est de capitaliser sur les acquis et de veiller à la réalisation des programmes majeurs lancés ces dernières années pour développer le monde rural et chercher les solutions les plus appropriées à ses différentes problématiques.
Si de nombreuses actions ont été entreprises pour répondre aux besoins de ces populations durant les dernières années, notamment en matière de développement de l’espace rural et des zones de montagne, de promotion du secteur agricole, de réduction des disparités territoriales et sociales et d'amélioration de l’accès aux services de base, les attentes exprimées par les habitants locaux traduisent clairement une évolution de leurs attentes vis-à-vis de la classe politique.
En effet, cette dernière est appelée à honorer ses engagements et promesses électoraux pour la réduction des disparités territoriales et la consolidation d’un développement équilibré entre les différentes régions du Royaume.
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