Seghrouchni : l’Afrique a les moyens de bâtir un modèle propre de gouvernance ouverte

Seghrouchni : l’Afrique a les moyens de bâtir un modèle propre de gouvernance ouverte

L’Afrique dispose de tous les atouts pour construire et faire rayonner sa propre vision de la gouvernance ouverte, fondée sur ses réalités, ses priorités et la richesse de ses expériences, a indiqué, jeudi à Rabat, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.

S’exprimant en clôture des Assises Africaines du Gouvernement Ouvert (AAGO-2026) Mme Seghrouchni a relevé que durant ces journées d’échange, l’Afrique a démontré sa capacité à produire des solutions innovantes, ambitieuses et concrètes dans les domaines de la transparence, de la participation citoyenne, de l’intégrité publique et de la transformation numérique.

Ces Assises ont permis de mettre en lumière une dynamique africaine porteuse d’avenir: celle d’un modèle de gouvernement ouvert enraciné dans les réalités de ses territoires, porté par la vitalité de sa jeunesse, par l’engagement de la société civile et par la volonté des institutions de renforcer la confiance publique, a-t-elle souligné.

Pour la ministre, cette dynamique confirme que les pays africains disposent d’une expertise précieuse et d’une expérience riche qui contribuent aujourd’hui à renouveler les approches de gouvernance à l’échelle internationale.

Aussi, elle trouve toute sa force dans la coopération internationale et la coopération Sud-Sud, qui constituent actuellement un espace privilégié de partage d’expériences, de mutualisation des expertises et de construction collective de solutions adaptées aux réalités africaines.

Le Royaume du Maroc, sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, place cette coopération africaine au coeur de son action continentale, a rappelé Mme Seghrouchni, faisant observer que le leadership marocain s’inscrit dans une vision fondée sur la solidarité, le partenariat, le co-développement et le partage des savoir-faire.

“A travers ses réformes institutionnelles, sa régionalisation avancée, ses initiatives de gouvernement ouvert et son engagement en faveur de la transformation numérique, le Maroc contribue activement à l’émergence d’une gouvernance africaine moderne, participative et tournée vers les attentes des citoyens”, a-t-elle affirmé.

S’agissant des recommandations de ces Assises, les travaux ont souligné la nécessité de faire de la gouvernance ouverte un levier de transparence, d’intégrité et de lutte contre la corruption, ancré dans les territoires par une participation citoyenne renforcée, des institutions plus inclusives et une culture durable de l’éthique publique.

De même, les participants ont plaidé notamment pour le renforcement de la protection des lanceurs d’alerte, de l’effectivité du droit d’accès à l’information, de la transparence et de l’intégrité de l’information et une coordination accrue entre les acteurs publics, les médias et la société civile.

Ils ont aussi appelé à la consolidation de la coopération africaine et des partenariats Sud-Sud et de l’accompagnement de la transformation des administrations vers une gouvernance plus ouverte, inclusive et centrée sur le citoyen.

En outre, ils ont mis l’accent sur le renforcement des compétences, la transformation numérique et les partenariats entre les institutions, les universités et la société civile, afin de moderniser les services publics et de développer des politiques plus participatives et centrées sur le citoyen.

Placées sous le thème “Vers une Afrique ouverte”, ces Assises, organisées du 5 au 7 mai à Rabat par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration en partenariat avec l’Open Government Partnership et Expertise France – Groupe de l’Agence Française de Développement (AFD), s’inscrivent dans le cadre du Programme d’appui aux gouvernements ouverts francophones (PAGOF).

Ces Assises ont enregistré la participation de hauts représentants des administrations publiques, des institutions nationales et territoriales ainsi que des organisations de la société civile issues de plusieurs pays africains.

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