New York : Amina Bouayach met en avant l’expérience marocaine en matière migratoire

New York : Amina Bouayach met en avant l’expérience marocaine en matière migratoire

 La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, a plaidé, vendredi à New York, en faveur d’une participation effective des migrants dans l’élaboration des politiques et mécanismes qui les concernent, relevant que cette approche demeure un prérequis pour une gouvernance migratoire fondée sur les droits de l’Homme.

“L’approche +rien sur nous sans nous+ n’est pas un slogan, mais bel et bien une condition fondamentale d’une gouvernance des migrations fondée sur les droits de l’Homme”, a-t-elle déclaré lors d’un événement organisé dans le cadre du 2è Forum d’examen des migrations internationales (5-8 mai).

Evoquant le rôle des institutions nationales des droits de l’Homme en sa qualité de présidente de l’Alliance mondiale de ces instances (GANHRI), Mme Bouayach a fait observer que le travail de ces mécanismes repose sur des éléments interdépendants qui favorisent une proximité étroite avec les migrants sur le terrain, grâce à des visites aux frontières et centres de détention et la diffusion d’informations en plusieurs langues.

Ces éléments permettent aussi de créer des espaces de dialogue et de confiance par le biais de partenariats avec la société civile et les associations de migrants et de renforcer les mécanismes de traitement des plaintes et de réparation des préjudices, en tenant compte de la situation spécifique des femmes et des hommes migrants, a-t-elle précisé.

Par la même occasion, la présidente du CNDH a passé en revue plusieurs expériences internationales illustrant l’évolution des approches en matière de participation effective des migrants.

Elle a, dans ce cadre, évoqué l’expérience marocaine de régularisation du statut des migrants, fondée sur une approche participative et multipartite, en faisant valoir que cette approche a associé les institutions nationales, les organisations de la société civile et les migrants eux-mêmes, qui ont participé aux comités nationaux et locaux de suivi et de recours.

Mme Bouayach a également évoqué l’expérience marocaine durant la pandémie de COVID-19, où les migrants ont été mobilisés dans des campagnes de sensibilisation par le biais de messages vidéo en langues et dialectes africains, rappelant que ces initiatives ont contribué à améliorer l’accès des femmes migrantes à l’information et à renforcer les mesures de santé préventives.

Du Maroc et de l’Afrique à l’Europe, aux Amériques et à l’Asie-Pacifique, les institutions nationales des droits de l’Homme jouent un rôle “essentiel” qui consiste notamment à défendre et promouvoir les droits et libertés, surveiller les violations aux frontières et documentent les retours forcés dans divers contextes régionaux, a-t-elle encore indiqué, ajoutant que ces instances apportent un soutien juridique et psychologique aux migrants et renforcent la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation des travailleurs migrants.

Et de conclure en affirmant que ces expériences témoignent du rôle croissant des institutions nationales des droits de l’Homme dans la mise en œuvre d’une gouvernance des migrations plus respectueuse des droits humains et plus à même de répondre aux réalités sur le terrain.

Ont notamment participé à cet événement le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des migrants, des défenseurs des droits de l’Homme en matière de migration et d’asile, des experts en politiques migratoires et des représentants d’Etats membres et d’organisations non gouvernementales internationales.

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