Driouich met en avant l’innovation dans l’industrie halieutique à Berrechid

Driouich met en avant l’innovation dans l’industrie halieutique à Berrechid

La Secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a visité, mercredi à Berrechid, l’unité industrielle TUNAMAX, pionnière dans la valorisation des produits de la mer, mobilisant un investissement de 250 millions de dirhams (MDH).

Cette visite au sein de cette unité, implantée au Parc industriel Eco Parc Sidi El Mekki à Berrechid, relevant de la circonscription maritime de Casablanca, s’inscrit dans le cadre du suivi des unités industrielles de transformation et de valorisation des produits de la mer, et vise à s’enquérir des capacités de production, des infrastructures technologiques mises en place, ainsi que de l’apport de ces unités au développement du tissu industriel halieutique national.

L’unité industrielle TUNAMAX, spécialisée dans la conserve et la congélation du poisson, dispose d’une capacité de production de 100 millions de boîtes par an en deux shifts, sur une surface industrielle de 20.000 m², dont 19.000 m² couverts. Elle mobilise un investissement global de 250 MDH et emploie 450 personnes par shift, contribuant ainsi de manière significative à la création d’emplois et au développement industriel régional.

Dans une déclaration à la presse en marge de la visite, Mme Driouich a souligné l’importance de l’innovation et de la diversification dans l’industrie de transformation des produits de la mer, en vue de consolider la compétitivité et la durabilité du secteur, tout en attirant davantage d’investissements créateurs d’emplois.

La secrétaire d’État a réaffirmé l’engagement du Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime à encourager de nouveaux modèles industriels axés sur la valorisation durable et responsable des ressources halieutiques.

Mme Driouich a, dans ce sens, mis en avant le caractère innovant de l’unité industrielle TUNAMAX, relevant qu’elle ne repose pas uniquement sur le poisson frais, mais également sur le poisson congelé.

Elle a souligné, dans ce sens, que cette approche constitue une réponse aux mutations que connaît aujourd’hui le secteur halieutique, notamment sous l’effet des changements climatiques et des fluctuations de l’activité de pêche, expliquant qu’un tel modèle permet d’assurer la continuité de la production tout au long de l’année et de préserver les emplois au sein des unités industrielles.

Pour sa part, la directrice générale adjointe de TUNAMAX, Selma Sentissi El Idrissi, a indiqué que cette unité industrielle dispose de cinq lignes de production permettant de répondre aux besoins de plusieurs segments du marché.

Mme Sentissi El Idrissi a fait savoir, dans une déclaration similaire, que l’entreprise prévoit de renforcer, à l’avenir, ses capacités de production à travers l’ajout de nouvelles lignes industrielles, un projet devant contribuer à la création de plus de 300 emplois supplémentaires, qui viendront s’ajouter aux 450 emplois existants par shift, portant ainsi l’effectif total à près de 1.200 emplois sur deux shifts, à pleine capacité, d’ici fin 2026.

Elle a, en outre, relevé que l’entreprise ambitionne, après l’obtention des certifications nécessaires, de se positionner progressivement sur des marchés internationaux, tout en restant actuellement focalisée sur le marché marocain.

L’unité industrielle TUNAMAX est dotée d’infrastructures modernes, notamment cinq lignes de mise en conserve multiformats, deux tunnels de surgélation à -40°C, ainsi qu’une capacité de stockage en chambres négatives de 2.400 tonnes à -25°C, lui permettant de répondre aux exigences des marchés national et international.

Sur le plan environnemental, TUNAMAX a intégré des dispositifs avancés de durabilité, notamment une station de traitement physico-chimique et bactériologique des eaux usées, l’utilisation de chaudières industrielles à haut rendement, ainsi qu’un système de production d’énergie renouvelable à travers l’installation de panneaux photovoltaïques d’une capacité de 400 kWc. Des projets de valorisation des sous-produits sont également envisagés, renforçant l’approche d’économie circulaire.

La Circonscription Maritime de Casablanca se caractérise par un tissu industriel halieutique diversifié, comprenant 63 unités industrielles agréées. Ce réseau couvre plusieurs branches d’activité, notamment l’entreposage, la congélation, la conserve, ainsi que le conditionnement du poisson frais. Cette dynamique industrielle s’accompagne d’une activité halieutique structurée, l’ensemble de cette chaîne de valeur contribue à l’approvisionnement régulier du marché. Il est à noter que la circonscription maritime de Casablanca a enregistré, en 2025, un volume de production halieutique total de 13 240 tonnes pour une valeur de plus de 280.176 MDH.

Les performances enregistrées au niveau de la circonscription traduisent le rôle stratégique de Casablanca dans la chaîne de production halieutique nationale, tant en termes de volumes débarqués que de valeur générée, consolidant ainsi sa position comme pôle majeur de transformation et de commercialisation des produits de la mer.

Cette dynamique s’inscrit dans l’essor que connaît le secteur national des industries halieutiques, marqué par le renforcement du tissu industriel de transformation et de valorisation des produits de la mer, dont le nombre d’unités est passé de 430 en 2016 à 553 en 2025. Cette évolution s’est accompagnée d’une performance des exportations des produits halieutiques, ayant atteint 26,6 milliards de dirhams en 2025, tout en contribuant à la création de plus de 45.000 emplois supplémentaires dans les industries halieutiques à terre durant les dix dernières années, confirmant ainsi son rôle stratégique dans le développement socio-économique et industriel national.

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