Afrique centrale : l’ONU alerte sur le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola
Les Nations Unies ont fait part mardi de leur préoccupation face au risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale.
"Nous sommes préoccupés par l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo et par le risque de sa propagation à la sous-région", a déclaré la sous-secrétaire générale de l’ONU pour l'Afrique, Martha Pobee, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la région d’Afrique centrale.
Citant le Coordonnateur des secours d'urgence, Tom Fletcher, la responsable onusienne a, en outre, indiqué que cette région africaine présente des "environnements opérationnels les plus difficiles" au monde pour les activités vitales menées par la communauté humanitaire.
"L'accès et la liberté de mouvement des acteurs de la santé et de l'aide humanitaire sont essentiels pour assurer une réponse efficace" face à l’Ebola, a-t-elle relevé, soulignant "l'indispensabilité" de la coordination régionale et d’un soutien international accru pour endiguer la propagation de cette épidémie.
Elle a, par ailleurs, fait observer que les crises sécuritaire et humanitaire dans cette région s’aggravent sur fond notamment de pressions socio-économiques, ajoutant que la sécurité demeure une "préoccupation majeure" pour plusieurs pays d’Afrique centrale.
Dans ce cadre, Mme Pobee a pointé l’impact “direct” du conflit en cours au Soudan sur les pays voisins, notamment le Tchad, expliquant que l'afflux de plus de 900.000 réfugiés soudanais et de 300.000 Tchadiens de retour - dont plus de 800.000 enfants - depuis avril 2023 a exercé une forte pression sur les ressources du pays.
"Cette situation a fragilisé la cohésion sociale dans les provinces orientales du Tchad, aggravant une crise humanitaire déjà sévère", a-t-elle prévenu devant les membres du Conseil de sécurité.
Dans la même veine, l’intervenante a dénoncé les attaques perpétrées notamment par des groupes affiliés à Boko Haram contre des civils dans des pays du bassin du lac Tchad.
Elle a conclu en soulignant le rôle "essentiel" de la Force multinationale mixte comme mécanisme interrégional pour lutter contre la menace liée à l'extrémisme violent dans la région.
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