Droits de l’Homme : deux ONG alertent à Genève sur la situation dans les camps de Tindouf

Droits de l’Homme : deux ONG alertent à Genève sur la situation dans les camps de Tindouf

Deux ONG ont pointé, jeudi à Genève, la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, soulignant la nécessité de renforcer la coopération avec les Nations Unies et leurs mécanismes pertinents et d’assurer un suivi effectif des situations nécessitant une protection particulière parmi la population des camps.

Intervenant au nom de l’organisation Promotion du développement économique et social (PDES) lors la 63e session du Conseil des droits de l’Homme, Aicha Dhihi souligné que la coopération avec les Nations Unies et leurs mécanismes constitue un instrument essentiel pour garantir une protection effective des droits humains.

L’oratrice, qui s’exprimait au titre du point 5 de l’ordre du jour du débat général, a appelé à renforcer l’accès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et des mécanismes compétents aux camps de Tindouf, de manière indépendante, régulière et sûre.

Evoquant les données utilisées par le HCR à des fins de planification humanitaire, elle a relevé qu’elles ne constituent pas un recensement démographique exhaustif et actualisé, appelant à mettre en place un processus transparent d’enregistrement et d’actualisation des données.

Elle a également insisté sur la nécessité de protéger contre toute intimidation ou représailles les personnes coopérant avec les mécanismes des Nations Unies, soulignant que la réponse humanitaire doit être articulée à la protection des droits humains et à la recherche de solutions durables.

Dans la même veine, Mustapha Maalainin, qui s’exprimait au nom du Centre for Human Rights and Peace Advocacy (CHRAPA) a appelé les mécanismes pertinents du Conseil des droits de l’Homme à assurer un suivi effectif des cas individuels qui leur sont soumis, notamment lorsque la santé, la dignité et les droits fondamentaux des personnes concernées sont en jeu.

L’intervenant a notamment évoqué le cas de Lalla Haidas, résidente des camps de Tindouf, dont la situation aurait été portée à l’attention des mécanismes pertinents des Nations Unies.

Faisant état d’une grave affection médicale nécessitant des soins spécialisés, le CHRAPA a appelé à garantir un accès rapide à une prise en charge médicale appropriée et, si nécessaire, à faciliter une évacuation médicale de cette personne.

Il a également encouragé l’Algérie, en sa qualité de pays hôte, à faciliter l’accès aux soins spécialisés requis, conformément aux obligations internationales applicables en matière de droits de l’Homme.

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