Ligue arabe : la sécurité hydrique et alimentaire, une composante de la sécurité nationale

Ligue arabe : la sécurité hydrique et alimentaire, une composante de la sécurité nationale

La sécurité hydrique et alimentaire constitue une partie intégrante de la sécurité nationale arabe, a affirmé, lundi au Caire, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, soulignant la nécessité de passer de la gestion des crises à leur anticipation, et de renforcer l’intégration arabe afin de bâtir une capacité commune plus efficace face aux risques et aux défis.

Intervenant à l’occasion du lancement du 14è Rapport arabe sur le développement culturel, publié par la Fondation de la pensée arabe sous le thème "Sécurité alimentaire et hydrique arabe: crises cumulées et initiatives prometteuses", M. Fahmy a indiqué que le traitement des questions liées à l’eau et à l’alimentation requiert d'établir un lien entre la pensée, l’action et l’élaboration des politiques, et de traduire les stratégies et mécanismes arabes existants en résultats concrets et mesurables, à même de renforcer la résilience des pays arabes face aux crises, aux conflits et aux changements climatiques.

Insistant sur l’importance d’une préparation précoce aux crises, M. Fahmy a relevé que le Secrétariat général œuvre au développement d’un système arabe d’alerte précoce et de prospective reliant les indicateurs de sécurité hydrique, alimentaire et climatique aux indicateurs politiques, économiques, sociaux et sécuritaires.

Un tel dispositif permettra, a-t-il poursuivi, d’offrir une vision intégrée des risques et d’aider les décideurs à intervenir au moment opportun, relevant que la sécurité hydrique et alimentaire conjugue les impératifs de sécurité nationale, le développement des capacités scientifiques et institutionnelles et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Sa réalisation exige, a-t-il ajouté, de définir les priorités et des calendriers de mise en œuvre, tout en identifiant les points de blocage et en s’attaquant à leurs causes.

M. Fahmy a, par ailleurs, affirmé que les droits des États arabes sur les ressources en eau constituent une question de souveraineté et de sécurité, mais également un domaine de diplomatie et de coopération permettant de servir les intérêts communs.

Il a, à cet égard, réaffirmé la position de la Ligue arabe en faveur des droits légitimes des États arabes riverains des cours d’eau internationaux, conformément aux règles du droit international et aux principes d’utilisation équitable et raisonnable, tout en rejetant les mesures unilatérales et en appelant à la conclusion d’accords équitables et contraignants.

De son côté, le secrétaire général adjoint, chargé du département des médias et de la communication à la Ligue arabe, Ahmed Rachid Khattabi, a indiqué que cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des partenariats établis entre la Ligue arabe et les institutions régionales actives dans les domaines académique, scientifique et intellectuel, a constitué une occasion de prendre connaissance du rapport arabe sur la situation de la sécurité alimentaire et hydrique dans le monde arabe.

Il a expliqué que le monde arabe fait face à des défis réels, au premier rang desquels la superficie limitée des terres cultivables, qui ne dépasse pas 7 % de la superficie totale de la région, ainsi que les répercussions croissantes du changement climatique, soulignant que faire face à ces défis nécessite l’adoption d’une approche collective et le renforcement de la coordination, notamment au niveau gouvernemental, afin d’élaborer des politiques efficaces et de consolider les fondements de la sécurité alimentaire et hydrique dans le monde arabe.

Le 14e Rapport arabe sur le développement culturel examine la situation de la sécurité hydrique et alimentaire dans le monde arabe, sur fond de pressions croissantes résultant des crises, des conflits, du changement climatique et de la hausse de la demande en ressources.

Il met également en lumière les principaux défis auxquels sont confrontés les pays arabes en matière d’approvisionnement en eau et en denrées alimentaires, ainsi que les moyens de renforcer les capacités d’anticipation et de préparation aux crises, de développer les mécanismes de coopération et d’intégration arabes et de tirer parti des potentialités agricoles, financières, technologiques et logistiques disponibles.

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