Le déficit budgétaire recule à 33,1 milliards de DH à fin septembre
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- 28 octobre 2026 - 12:30 --
- Maroc
La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir un déficit budgétaire de 33,1 milliards de dirhams (MMDH) au terme des neuf premiers mois de 2026, contre 52,4 MMDH un an auparavant, selon ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.
Cette évolution reflète une progression des recettes ordinaires (+43,7 MMDH) supérieure à celle des dépenses (+24,5 MMDH), conjuguée à une nette amélioration du solde des comptes spéciaux du Trésor, explique le ministère dans son récent document sur la SCRT.
Les recettes nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, qui ont progressé de 14,8% à 338,8 MMDH, ont porté leur taux de réalisation à 78,3% des prévisions de la loi de finances (LF) de l’année 2026.
Les recettes fiscales ont augmenté de 11,7%, avec un taux de réalisation de 78,7% des prévisions de la LF 2026. Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse de près de 2,5 MMDH des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales (CT), dont le montant a atteint 20,7 MMDH.
Quant aux recettes non fiscales, elles se sont élevées à 46,7 MMDH à fin septembre dernier, provenant notamment des produits versés par les établissements et entreprises publics (EEP) de 16,8 MMDH, dont 6,2 MMDH par l’OCP, 4,4 MMDH versés par Bank Al-Maghrib et 4 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Elles comprennent également des recettes au titre des mécanismes de financement innovants pour un montant de 20,1 MMDH.
S’agissant des dépenses ordinaires, elles se sont situées à 290,7 MMDH au terme des neuf premiers mois de cette année, affichant un taux d’exécution de 76,6% et une hausse de 9,3% par rapport à fin septembre 2025. Cette évolution résulte notamment de la hausse des dépenses au titre des biens et services de 9,6%, conjuguée à l’augmentation des intérêts de la dette de 5,9% et des charges de compensation de 13,3%.
L’évolution des recettes et des dépenses ordinaires s’est traduite par une amélioration du solde ordinaire, qui a dégagé un excédent de 48,2 MMDH à fin septembre 2026, contre 29,3 MMDH un an auparavant.
Par ailleurs, l’effort d’investissement public s’est poursuivi, avec des dépenses d’investissement atteignant 82,8 MMDH (+13,4%). Cette progression, supérieure à celle des dépenses globales, porte le taux de réalisation des dépenses d’investissement à 72,1%.
Pour ce qui est des comptes spéciaux du Trésor (CST), ils ont dégagé un excédent de 1,5 MMDH, contre un solde débiteur de 8,7 MMDH à fin septembre 2025, soit une amélioration de 10,2 MMDH. Ce solde résulte notamment des excédents dégagés par les comptes d’affectation spéciale de 1,3 MMDH et les comptes de dépenses sur dotations de 637 millions de dirhams (MDH).
La SCRT est le document statistique qui présente, au nom du ministère de l’Economie, des Finances et de la Performance publique, les résultats de l’exécution des prévisions de la loi de finances avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente. À la différence de la situation produite par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), qui a un caractère fondamentalement comptable, la SCRT appréhende, comme le préconisent les normes internationales en matière de statistiques des finances publiques, les transactions économiques réalisées au cours d’une période budgétaire en décrivant, en termes de flux, les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les dépenses d’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les financements mobilisés pour la couverture de ce besoin.
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