UE : « aucun risque immédiat » pour l’approvisionnement énergétique
L’Union européenne ne fait face à « aucun risque immédiat » pour la sécurité de son approvisionnement en pétrole et en gaz, malgré les tensions récentes au Moyen-Orient, mais doit renforcer sa coordination pour anticiper d’éventuelles perturbations prolongées, a indiqué le Groupe de travail sur l’Union de l’Energie.
Réunis dans le cadre de cette instance, des hauts responsables des Etats membres de l’UE et de la Commission européenne ont confirmé les conclusions des groupes de coordination sur le pétrole et le gaz, qui s’étaient entretenus plus tôt dans la semaine avec les représentants du secteur, tout en soulignant la nécessité de se préparer à un scénario à long terme.
S’agissant du marché pétrolier, le Groupe de travail sur l’Union de l’Energie a assuré que l’approvisionnement en brut des raffineries européennes demeure stable, ne justifiant pas, à ce stade, de recourir au déblocage de stocks supplémentaires, mettant toutefois en garde contre les risques à plus long terme en cas de perturbations prolongées de la production au Moyen-Orient ou du trafic maritime.
Le kérosène apparaît comme le principal point de vigilance, les raffineries de l’UE ne couvrant qu’environ 70 % de la demande, le reste dépendant des importations, relève-t-il.
Concernant le gaz, alors que les préparatifs pour l’hiver ont déjà commencé, la Task Force sur l’Union de l’énergie a salué l’initiative du Commissaire européen à l’Energie, Dan Jorgensen, qui a invité les Etats membres à exploiter les flexibilités prévues par la législation, notamment en envisageant un abaissement de l’objectif de stockage à 80 %. L’idée d’allonger la période d’injection dans les réserves a également été discutée afin d’éviter les engorgements de dernière minute et les hausses de prix.
Enfin, le Groupe de travail s’est félicité d’une accélération des travaux en cours visant à formuler des recommandations claires de la Commission sur la mise en œuvre du règlement de l’UE sur le méthane, en mettant l’accent sur la sécurité d’approvisionnement et la sécurité juridique, notamment en ce qui concerne les sanctions et les solutions de conformité, comme convenu par les ministres de l’Energie en décembre 2025.
Si l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l’Iran a contribué à stabiliser les prix de l’énergie, la situation demeure « volatile et incertaine », a souligné la Task Force, appelant à un renforcement du partage d’informations et de la coordination entre Etats membres afin de garantir une réponse unifiée à l’échelle de l’UE.
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