Assemblées annuelles FMI-BM : plus de 100 millions de dollars d’engagements pour le développement des capacités

Assemblées annuelles FMI-BM : plus de 100 millions de dollars d’engagements pour le développement des capacités

Plus de 100 millions de dollars (M$) de nouveaux engagements en faveur du développement des capacités ont été mobilisés lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, a annoncé, vendredi à Bangkok, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Ces nouveaux engagements représentent environ un quart des dépenses annuelles du Fonds dans ce domaine, a précisé Mme Georgieva lors de son allocution à la séance plénière des Assemblées annuelles qui se tiennent jusqu’au 18 octobre, soulignant l’importance du soutien des pays membres et des bailleurs de fonds aux activités de renforcement des capacités des économies.

La responsable a réaffirmé l’engagement du FMI à accompagner ses pays membres face aux défis économiques mondiaux, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les pressions inflationnistes, l’alourdissement de la dette publique et les transformations induites par l’intelligence artificielle (IA).

Elle a notamment mis en avant le rôle des activités de développement des capacités et du Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) dans le renforcement des systèmes financiers nationaux, en particulier face aux risques mondiaux liés aux cyberattaques.

Chaque année, le FMI mène environ 300 programmes d’assistance technique et de formation dans le domaine de la surveillance financière et réalise une quinzaine d’évaluations dans le cadre du PESF, a-t-elle indiqué, ajoutant que le Fonds a également achevé cette année la dernière revue quinquennale de ce programme.

Mme Georgieva a, par ailleurs, relevé que les travaux du FMI portent sur la correction des déséquilibres intérieurs et mondiaux, notamment budgétaires, ainsi que sur les déséquilibres entre l’épargne privée, l’investissement et les échanges commerciaux.

Dans ce cadre, elle a appelé les grandes économies à contribuer au rééquilibrage de la croissance mondiale, en exhortant les États-Unis à accroître leur épargne, la Chine à stimuler sa consommation et l’Europe à renforcer ses investissements.

La directrice générale a également réaffirmé la capacité du FMI à soutenir les pays confrontés à des difficultés économiques et financières. L’encours de crédit du Fonds, auquel s’ajoutent les engagements non tirés, s’élève actuellement à 240 milliards de dollars, tandis que sa capacité de prêt inutilisée représente environ trois fois ce montant. Les prêts concessionnels atteignent, pour leur part, 36 milliards de dollars, soit environ quatre fois leur moyenne historique.

À cet égard, elle a appelé les pays membres à soutenir le Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, principal instrument du FMI pour l’octroi de prêts concessionnels, afin de le placer sur une trajectoire d’autosuffisance.

À ce jour, 39 pays ont donné des assurances en faveur du dispositif de financement envisagé, représentant près de 48% de l’objectif fixé. Les contributions cumulées attendues des pays de l’Union européenne permettraient de porter ce taux à 74%, se rapprochant de l’objectif convenu de 90%, a-t-elle fait savoir.

Face aux mutations de l’économie mondiale, notamment l’essor de l’IA, Mme Georgieva a plaidé pour une coopération internationale renforcée et des politiques économiques permettant de saisir les opportunités technologiques tout en maîtrisant les risques, afin de favoriser une amélioration durable des conditions de vie des populations.

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