Cybersécurité : le Maroc opte pour une approche globale face à des défis interconnectés (DGS
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- 09 avril 2026 - 08:30 --
- Maroc
Le Royaume du Maroc a adopté une approche globale face aux défis complexes, évolutifs et profondément interconnectés de la cybersécurité, a indiqué, mercredi à Marrakech, le Directeur Général de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI), le Général de Brigade Abdellah Boutrig.
“À l’heure où les menaces numériques évoluent rapidement, la cybersécurité est devenue bien plus qu’un enjeu technique. Elle touche directement à la souveraineté, à la stabilité et au développement économique de nos pays”, a-t-il souligné en ouverture du Strategic Digital Defence AI Readiness (STAR) Summit, un événement qui réunit l’ensemble de l’écosystème africain de la cybersécurité autour d’un dialogue stratégique consacré à la défense numérique, organisé dans le cadre du GITEX Africa Morocco, en partenariat avec la DGSSI.
Selon le responsable, faire face à ces défis dépasse le seul cadre unilatéral, la résilience cyber, en tant qu’impératif stratégique, se construisant incontestablement autour de plusieurs pays, dans le cadre d’une approche globale.
Cette approche inclut une gouvernance adaptée, un cadre stratégique clair, un corpus réglementaire fédérateur, des capacités opérationnelles et un investissement continu dans le renforcement des capacités, a-t-il fait remarquer, relevant que le Maroc a fait le choix d’agir sur tous ces fronts simultanément.
Cette approche holistique couvre aussi bien le cadre juridique que les capacités opérationnelles, la coopération internationale ou encore le développement des compétences, a expliqué le Directeur général de la DGSSI, notant que cela s’est “concrètement reflété sur notre posture nationale en matière de cybersécurité”, permettant au Royaume “de gagner en maturité”.
Face au caractère transfrontalier des défis posés par la cybersécurité, il a mis en avant les efforts considérables du Royaume en matière de coopération et de coordination régionale et internationale, notamment en Afrique où le Maroc contribue activement aux travaux du Réseau Africain des Autorités de Cybersécurité (ANCA) dont il assure la vice-présidence depuis 2022.
Il s’agit d’une logique de solidarité au service de la résilience du continent, a-t-il soutenu, insistant sur l’importance de la vitalité de l’écosystème privé dans chaque pays et la solidité de son capital humain en tant que leviers essentiels.
“Ne pouvant reposer uniquement sur l’effort de l’Etat, la cybersécurité nationale a besoin d’un tissu industriel et entrepreneurial dense, dynamique et ancré dans la réalité locale”, a-t-il dit.
Le Directeur général de la DGSSI a, en outre, pointé le “déficit” des profils qualifiés en cybersécurité opérationnelle, appelant à cet égard à renforcer la formation initiale et continue, à adapter le curricula académique aux besoins du terrain et à favoriser la spécialisation des compétences.
L’ensemble de ces défis exige une réponse collective, structurée et résolument pragmatique, d’où l’importance des panels à l’ordre du jour de Gitex Africa Morocco qui aborderont notamment la mise en œuvre des stratégies nationales, la coopération transfrontalière et la gestion des risques cyber pour les environnements critiques et le renforcement des capacités humaines, a-t-il conclu.
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