Pétrole : l’AIE révise à la baisse ses prévisions de la demande mondiale
La demande mondiale de pétrole devrait diminuer de 1,1 million de barils par jour en 2026 par rapport à l’année précédente, a estimé mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans ses projections de juin, révisant ainsi fortement à la baisse ses précédentes prévisions.
En mai, l’agence de l’énergie de l’OCDE avait anticipé une chute record de l’offre mondiale en pétrole qui devait diminuer, selon ses estimations initiales, d’environ 3,9 millions de barils par jour (mb/j) en 2026 en raison des perturbations d’approvisionnement causées par la guerre au Moyen-Orient.
D’après les chiffres préliminaires, les livraisons de pétrole du deuxième trimestre 2026 auraient chuté de presque 5% en glissement annuel, en raison « de la hausse des prix du carburant et des difficultés d’approvisionnement », relève désormais l’AIE qui note que ce recul trimestriel des livraisons serait le premier depuis 2020.
Dans son rapport mensuel, l’agence basée à Paris note que malgré la baisse « significative » de la demande de pétrole, les réserves continuent de s’éroder à un rythme record, précisant que les stocks mondiaux observés ont diminué de plus de près de 220 millions de barils sur avril et mai.
Et d’ajouter que la fonte des stocks est particulièrement marquée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les réserves ont atteint « leur plus bas niveau depuis décembre 1990 ».
Notant que l’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre et à débloquer le détroit d’Ormuz, d’où transitent 20% des flux mondiaux de pétrole, pourrait « ouvrir la voie à une reprise des exportations du Moyen-Orient », l’AIE fait remarquer, néanmoins, que des « contraintes opérationnelles et politiques » demeurent et « font peser des risques sur les perspectives ».
L’agence, qui n’entrevoit pas de rebond de la demande ou de l’offre de pétrole avant 2027, s’attend l’année prochaine à une hausse « modeste » de la demande (à hauteur de 2 mb/j), mais à un gros rebond de l’offre (+8mb/j), ce qui pourrait apporter un « répit bienvenu » au marché du pétrole, et une « opportunité » de « reconstituer » les stocks.
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